- I - La dynamique des inégalités
- A- Des inégalités multiples et cumulatives
Les différences se mesurent par les caractéristiques propres à chaque individu. Les inégalités sont des différences qui se traduisent par des avantages ou des désavantages dans une échelle de valeur. Il ne faut pas les confondre.
Le prénom est une différence qui deviet une inégalité dans la mesure où ce prénom peut avoir une influence sur la déstinée professionnelle des individus (risque des discriminations sociales ). Autres ex : Couleur de peau, sexe, handicap, âge, religion, origine géographique, le physique...
Autrement dit, on peut se demander si certaines différences ne sont pas synonymes d'inégalités ou bien si toutes les différences génèrent des inégalités? Cpdt, quelles sont ces inégalités ? Sont-elles uniquement d'ordre économique ? Peut-il y avoir cumule d'inégalités économiques et sociales ?
- 1 ) Des inégalités d'ordre économique
- a) Des inégalités de salaire
Doc introductif p 139 : En france, en 2004, les 10 °/° des ménages les plus pauvres( d1 ) ont un revenu inférieur ou égal à 609 euros par mois.
Le salaire moyen est supérieur au salaire médian, ce qui signifie qu'il exoste une proportion importante de hauts revenus qui tire la moyenne vers le haut. Les différences de revenus constatés posent la question de la légitimité de ses écarts. En effet, les différences de compétence et de qualification. Cepdt, 2 questions se posent : les différences sont -elles trop importantes ? Ne vaudrait-il pas mieux envisager une répartition équitable des revenus distribués ? Coment justifier le salaire très important des sportifs de haut niveau pprt par exemple, aux salaires très faibles des chercheurs tout secteur confondu ?
Le salaire des femmes est inférieur à celui des hommes toutes PCS confondues mais cet écart est plus important chez les hommes. Cause principale : Le temps professionnel des hommes est supérieur à celui des femmes, ce qui leur permet d'assumer plus de responsabilités.
Pour mesurer un écart entre 2 salaires, on divise le salaire le plus important par le salaire le plus faible.
Les inégalités de revenus sont plus importantes que les inégalités de salaire.
REVENUS PRIMAIRES = revenus issus directement ou indirectement de la production : 1 ) revenus du travail : salaire + traitements ; 2 ) revenus du capital : placements immobiliers= loyers + placements mobiliers = épargne et spéculation ; 3) Revenu mixte ( capital + travail ) = bénéfices des entrepreneux individuels : honoraires des professions libérales + cachet des artistes.
REVENUS SECONDAIRES = Prestations sociales versées par l'état.
- b ) Les inégalités de patrimoine
Revenu = Flux ; Patrimoine = Stock
Le patrimoine est alimenté par le flux des revenus. De quoi dépend le patrimoine ? : Des revenus ; de l'âge d'entrée dans la vie active ; du cycle de vie de l'épargne ; de la date du premier héritage. Le patrimoine étant un stock, il entretient les inégalites sociales comme en témoigne la répartition du patrimoine globale.
50 pour cent des ménages possèdent un patrimoine brut supérieur à 99 000 euros en France en 2004 et ce patrimoine représente 93 pour cent du patrimoine brut total des ménages. Ce qui signifie que les 50 pour cent des ménages les plus riches se partagent 93 pour cent du patrimoine global tandis que les 50 pour cent des ménages les plus pauvres sa partagnet 7 pour cent du patrimoine global.
- c ) La redistribution sociale réduit-elle les inégalités ?
L'examen de la répartition des revenus avant et après redistribution sociale met en évidence les effets positifs d'une telle politique. En effet, on observe une réduction des inégalités de revenus entre D1 et D9. Cpdt, réduction ne signifie pas suppression. Est-ce souhaitable de chercher à supprimer les inégalités ? ==> Doc 5 p 141
Ce schéma met en évidence les liens de causalités entre revenus et patrimoine. Il met également en évidence le rôle joué par les origines sociales.
- 2 ) Des inégalités sosciales qui se combinent avec les inégalites économiques.
- a ) Les inégalités face à la culture.
les différences constatées s'expliquent par plusieurs facteurs : l'accessibilité à la culture ; la sociabilisation familiale ; disponibilité intellectuelle ; le niveau d'étude.
Les inégalitées constatées au niveau de la lecture s'explique par des facteurs socio-culturels par le niveau de diplôme et par les habitudes acquises dès le plus jeune âge : présence de livre, fréquentation de bibliothèque ...
L'exemple de la lecture met en évidence les inégalités sociales face à la cultures. Ces ingalités se retrouvent au niveau scolaire, professionnel et donc de manière générale sur la déstinée sociale. p ==> Cf doc 7 p 142
- b) Des inégalités dans les conditions de vie et pratiques sociales. ==> doc 10 p 143
Ce document met en évidence l'inégalité sociale concernant le logement urbain ( différences dans les cates de vendalisme, la pollution à dimicile, le bruit... ) . Ces inégalités peuvent avaoir des conséquences négatives sur la santé mais aussi sur l'exercice de la profession ou encore dans le déroulement de la scolarité. ( cf doc 11 p 144 )
==> Cf Doc 14 p145
Ce sont dans les catégories populaires que l'on retrouve les personnes les plus corpulentes.Plusieurs facteurs explicatifs peuvent-être avancés:
-Un choix de nourriture moin équilibré
-Un rapport au corps différent ce qui signifie que dans certaines PCS, la nourriture sert a reconstituer la force de W ( Travail). Ces différences peuvent avoir des conséquences au niveau de la santé pouvant constituer une entrave a l'éxercice de proffession et engendrer des inégalités sociales.
- c)Des Inégalités qui se cumulent
La différence d'esperance de vie constaté entre PCS met en évidence le cumul des inégalités éco* et socio*.En effet, pour expliquer ces écarts on peut évoquer les différences de modes de vie mais aussi les différences de revenus qui vont entrainer un rapport à la santé différent selon les PCS.
==>Shéma: Ce shéma permet de mettre en évidence le caractère cumulatif des inégalitéq éco* et socio*. Il faut désormais se demander comment définir la stratification sociale d'une société et la manière dont peuvent évoluer ces Inégalités au sein de cette même société.
- B_L'évolution des inégalités et les changements de la structure sociale
- 1) Comment caractériser la strat* d'une société?
Définition:-Stratification sociale:Correspond a la volonté de mesurer le niveau eco* et socio* des individus afin d'établir des groupes sociaux hiérarchisés mais perméables
- a)Les PCS, un outil statistique
Doc A
La table des PCS est un outil statistique élaboré par l'INSEE afin de classer la pop* en 8 grandes catégories présentant chacune une certaine homogénéité sociale, c-a-d que les membres d'une même catégorie partagent des niveaux de vie similaires.
Critères:
-Le Statut -La taille de l'entreprise
-La profession individuelle -Le secteur d'activité
-La qualification -Public ou Privé
-La position hiérarchique
Catégories d'inactif:
7-Retraités 8-autres inactifs
Les chomeurs n'ayant jamais travailler sont considérés comme inactifs (PCS 8) et les autres chomeurs sont classés en fonction de leur ancien métier
Catégorie d'actif:
1-Agriculteurs exploitants 2-Artisan, commerçants et chef d'ent*
3-Cadres et professions Intellectuelles supérieures 4-Profession Intermédiaire
5-Employés 6-Ouvriers
Les limites des PCS :
- Ne tient pas compte des cas d'Exclusions et de marginalité
- Dans le cas d'un ménage composé d'un couple biactif, la personne de référence est généralement l'Homme.
- Le type de contrat de Travail n'est pas précisé==>les PCS ne tiennent pas compte de la précarité de l'emploi
- les chômeurs sont classés en fonction de leur ancien emploi
- Les chômeurs n'ayant jamais travailler sont classés parmi les Inactifs
- Les PCS représentent un outil statistique pertinant pour mener des études socio* et/ou éco*, cependant cet outil est imparfait. Il faut donc connaitre ses limites afin d'éviter toute erreur d'interprétation.
- b)Dans quel cas peut-on parler de classe sociale?
Les classes sociales sont également un outil permettant de mesurer les inégalités. Cependant leurs défintions sont moin précises et dépendent des différents courants socio*.
Définition: - Classe sociale: C'est un regroupement d'individu dans une même catégorie qui présente des conditionsde vie, des mêmes normes et valeurs et des intêrets communs.
Cependant il existe 2 courant socio* qui définissent les classes sociales.
1- Le Holisme: "Le tout domine les parties"=> la société conditionneet détermine les conditions de vie des individus. Les individus sont donc soumis a des contraintes extérieures de la société
Def* des classes sociales par Karl Marx: Opposition entre 2 classes sociales: Bourgeoisie et prolétariat.
Def* des classes sociales par Pierre Bourdieu: Pour lui les classes sociales se définissent en fonction de la dotation en capital culturel, économique et social.
2- L'Individualisme méthodologique: "les parties dominent le tout"=> Pour comprendre un fait social, il faut analyser les comportements des individus et les justifications personnelles de leurs actes.
def* des classes sociales par Max Weber: La stratification sociale dépend de trois ordres:
-Ordre éco*:c'est la déf* de la classe sociale, Pour M.Weber une classe sociale se définie uniquement de manière éco*, il existe autant de classe sociale que de positionnement éco*
-Orde pô*: Correspond au pouvoir politique d'un individu
-Ordre Social: correspond au prestige social d'une profession.
Ces 3 ordres sont généralement liés cependant un même individu peut être placé differement sur les 3 échelles de ces 3 ordres.
Attention: Il ne faut pas confondre PCS et classes sociales
doc B
Classes sociales et PCS sont les 2 outils nécessaires pour mesurer la strat* d'une société à partir de ces notions, on peut se demander comment évoluent les inégalités sociales dans le temps et en fonction de la conjoncture éco*.
- 2)La réduction des inégalités depuis le XIXe siécle
Comment expliquer la réduction des inégalités et comment caractériser le mouvement de moyennisation ?
- a ) Les relations entre croissance et inégalités
La cloche de S.Kuznets : S.Kuznets, prix nobel d'économie en 1971 cherche à mettre en évidence les liens entre croissance économique et inégalités.
Phase 1 : La croissance entraîne une augmentation des inégalités. Pourquoi ? ==> 1) Une nouvelle classe sociale naît de l'émergence des secteurs moteurs. Elle s'enrichit rapidement et l'écart avec les autres classes sociales "cantonnées" dans des activités traditionnelles s'accroît. 2) Absence d'état providence qui permettrait une certaine redistribution des richesses. ex : Les PDEM au XVIII et XIX ème siècle / Les NPI actuellement.
Phase 2 : La croissance économique s'accompagne d'une baisse des inégalités. Pourquoi ? ==> 1)Enrichissement général de la pop : homogénéisation sociale des modes de vie et des revenus qui entraîne une baisse des inégalités. 2) La croissance économique donne les moyens financiers de l'instauration d'un état providence : politique de redistribution des revenus qui entraîne une baisse des inégalités et donc émergence des classes moyennes. Ex : Le contexte des 30 glorieuses dans les PDEM.
Synthèse : La cloche de Kuznets permet de mettre en évidence les effets positifs de la croissance sur la réduction des inégalités. Cependt, dans les PDEM, depuis le début des années 1980, on assiste à une remontée des inégalités qui s'expliquent principalement par un ralentissement de la croissance économique. Ce ralentissement réduit les possibilités de mobilité sociale, ralentit également le processus d'enrichissement et limite les possibilités d'intervention de l'état providence.
- b) Une tendance à la moyennisation de la société
Evolution des PCS de 1970 à 2003 :
- PCS en déclin : Ouvriers ( 45 % de la pop. active en 1979, 24 % en 2003)
- Déclin de la classe populaire : Agriculteurs, patrons ==> Baisse des indépendants
- PCS en évolution + : Professions intermédiaires, employés, cadres ==> Croissance de qualification, tertiairisation de la pop. active, salarisation de la pop. active
Conséquences : Déclin des classes populaires / Déclin des indépendants / Croissance des PCS qualifiées, tertiaires et salariés / Mouvement de moyennisation de la pop. active