I_ Les diverses sources de la croissance
- A_ Une utilisation efficace des facteurs de production
Prob : La croissance économique résulte t-elle d'une plus grande quantité des facteurs de production utilisés ( croissance extensive) ou bien d'une meilleure utilisation de ces facteurs ( croissance intensive)?
- 1) Facteurs de production et productivité
Le calcul de productivité s'obtient en divisant la production/les facteurs de productions. Un raisonnement inverse conduirait à des conclusions érronées ( cf ex. p32). Dans cet exercice, l'augmentation de la prod. est observée en augmentant les facteurs de production; mécanisation du capital, une meilleure organisation du travail. Cette meilleure utilisation des facteurs de prod. définit une croissance intensive.
- 2) Facteurs de production et croissance
Définition de la productivité :
- Productivité du travail (productivité apparente du travail)
==> PRODUCTIVITE PHYSIQUE DU TRAVAIL : Quantité produite/nb de travailleurs ou Quantité produite/ nb de travailleurs x nb d'heures travaillées
==> PRODUCTIVITE EN VALEUR DU TRAVAIL : Valeur Ajoutée/ nb de travailleurs ou Valeur ajoutée/ nb de travailleurs x nb d'heures travaillées
C'est un calcul micro-économique (à l'échelle d'un agent économique)
P.I.B/ nb de travailleurs ou P.I.B/ nb de travailleurs x nb d'heures travaillées
C'est un calcul macro-économique (à l'échelle d'un pays ou d'un ensemble de pays )
- Productivité du capital :
==> PRODUCTIVITE PHYSIQUE DU CAPITAL : Quantité produite/capital utilisé
==> PRODUCTIVITE EN VALEUR DU CAPITAL : V.A / CApital utilisé ( micro économique) et P.I.B/capital utilisé (macro économique)
PRODUCTIVITE GLOBALE DES FACTEURS DE PRODUCTION ==> Productivité du trvail + productivité du capital ==> physique ou valeur ( micro / macro économique)
(cf doc 3p34)
En Allemagne, entre 1973 et 2002, la croissance annuelle moyenne du PIB a été d'environ 4 points inférieure à celle constatée entre 1950 et 1973, la croissance annuelle moyenne de la productivité a été d'environ 3.5 points inférieurs constatée entre 1950-1973.
Il existe une corrélation positive entre évolution de la production et évolution du PIB. La croissance fordiste (1950-1973) a été caractérisée par des TCAM du PIB exceptionnels mais aussi des taux de productivité très élevés. La croissance molle amorcée depuis le milieu des années 70 peut s'expliquer par un ralentissement des gains de productivité. Cette corrélation entre croissance et productivité s'explique principalement par le rôle joué par le progrès technique.
- 3) Facteurs de productions et progrès technique ( cf doc 6 p 35)
Productivité globale des facteurs de production = productivité du travail + productivité du capital + " résidu"
Nature de ce "résidu" = progrès technique
==> Le progèrs technique est un apport exogène (extérieur) à la productivité du travail et du capital.
- B_ Le progrès technique au coeur de la croissance
- 1) Comment obtenir des gains de productivité
Gains de productivités : Il s'agit d'une évolution positive de la productivité en général, il s'agit de la productivité du travail. On peut obtenir une augmentation de la production :
- Avec le même nb de facteurs de production utilisé
- la quantité produite reste identique avec moins de facteurs de production
- On augmente la quantité produite tout en diminuant les facteurs de productions
Sources de gains de productivité:
- augmenter les quantités produites
- organisation du travail
- qualification de la pop. active
- Investissement
- 2) Le progrès technique pour repousser les limites de la croissance ( cf doc 9 p 37 )
Pour Robert Solow (1924), l'accroissement du capital peut permettre d'augmenter la production mais pas de manière proportionnelle. Selon lui, les rendements sont dits décroissants. Il l'exprime à travers son célèbre paradoxe " ajouter un 2ème ordinateur ne permet pas de multiplication par 2 de l'apport productif". Les pays qui investissent beaucoup et qui connaissent une croissance économique rapide sont tout simplement des pays dans une pahse de rattrapge vis à vis des pays plus anciennement industrialisés.
R. Solow considère le progrès technique comme un résidu " tombé du ciel". Il permet certes de stimuler la croissance éco. mais c'est un facteur exogène au travail et au capital.
En suivant la théorie de Solow, les PDEM devraient connaître n déclin économique en raison du rendement décroissant du capital. Or il n'en est rien, bien au contraire, ce sont les pays qui investissent le plus qui peuvent maintenir leur position dominante sur le marché économique. Cela signifie donc que le progrès technique joue un rôle différent que celui écrit par Solow et cela signifie également que d'autres facteurs doivent être envisagés dans l'analyse de la croissance tels que l'environnement social et politique.
- C_ Un environnement social et politique favorable à la croissance
Prob: Quel est le rôle de l'état et des valeurs dans ce processus de croissance économique?
- 1) Comment les facteurs politiques sont-ils source de croissance ?
==> Rôle positif de la démocratie dans la croissance ( cf introduction)
==> Cf doc 11 p 39 : Nécessaire intervention de l'état
Loi de Wagner ( 19ème) fait le lien entre intervention de l'état et croissance : " Plus un pays se développe et plus l'intervention de l'état est nécessaire et importante"
==> Nécessité de l'intervention de l'état :
- Financement des activités économiques ( création d'un marché monétaire et financier)
- Mise en place d'un système d'imposition
- Mise en place d'un système de redistribution
- Mise en place d'infrastructures
- Mise en place d'un système de santé / d'éducation
- Garantie de sécurité intérieure et extérieure de l'état
==> PLus un pays se développe et plus l'intervention de l'état est importante : Conformement à la 3ème loi d'Engel : " Lorsque le revenu augmente, la part du budget consacrée aux biens supérieurs ( santé, éducation, culture et loisirs ) augmentente plus qe proportionnelement", l'importance de l'intervention de l'état est justifiée. En effet, lorsqu'un pays se développe les revenus des habitants augmentent, les besoisn en services non-marchands augmentent également, or ces derniers sont financés et produits par l'état.
Conclusion : En dehors du débat théorique qui oppose libéraux et Keynésiens sur la place de l'état en économie, l'intervention de l'état est indispensable au développement économique.
- 2) Comment les facteurs socio-culturels influencent-ils la croissance ?
Selon le sociologue Max Weber (1864_1920), il existe un lien entre les valeurs et les systèmes économiques. Dans son ouvrage, L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme (1905), il démontre que la religion protestante a pu favorier la naissance du capitalisme dans certains pays. En effet, la religion protestante prône comme valeurs suprême la recherche de l'enrichissement, non pas pour soi même mais pour le bien de la société, et le réinvestissement systèmatique du profit réalisé. Or la recherche de l'enrichissement et l'investissement sont les composantes du capitalisme. A travers cette analyse, on peut démontrer qu'il existe une corrélation positive entre la culture d'un pays et son modèle de développement. Le capitalisme repose sur des valeurs occidentales. Ces valeurs s'imposent au monde entier et laisse peu de place à l'émergence d'autres systèmes économiques.
SYNTHESE : La croissance économique repose sur une utilisation efficace des facteurs de productions. Cette efficacité repose elle même sur la maîtrise du progrès technique. Toutefois, la croissance s'appuie sur l'intervention de l'état, de même l'adoption de certaines valeurs est un préalable à l'émergence d'un système capitaliste.
- II_ Les limites actuelles de la croissance
- A_ Quelles sont les conséquences environnementales de la croissance
Prob: Des ressources naturelles limitées représentent-elles un frein à la croissance future?
- 1 ) Vers un réchauffement climatique ( cf doc 19 p 43)
L'effet de serre est un phénomène indispensable pour assurer la vie sur terre. 3 Gaz jouent un rôle majeur dans ce processus : la vapeur d'eau, l'ozone, et le dioxyde de carbone. Ces gaz piègent dans l'atmophère une partie du rayonnement solaire et réchauffe l'atmosphère.
A l'heure actuelle, on assiste à un réchauffement climatique en raison d'une émission anormale de CO2 provenant de notre mode de production et de consommation. Les principaux responsables sont : l'industrialisation, l'aviation, l'automobile, le mode de consommation de masse.
Les principales conséquences de ce réchauffement climatique : Augmentation du niveau des mers, menace sur l'écosystème, disparition de certaines régions, multiplications des évènements climatiques, apparition de nouvelles maladies...
Solutions : Modifier nos modes de prod. et de conso. , introduire les pays émergents dans les négociations internationales, taxer les énergies polluantes et favoriser les énergies renouvelables. Les émitions de CO2 sont très inégales selon les pays. Ces différences peuvent se mesurer à l'aide de l'empreinte écologique.
Conclusion: L'empreinte écologique permet de mesurer en m2 ou en Hectare la terre nécessaire pour couvrir les besoins humains. Ces empreintes mettent en évidence de nombreuses inégalités selon les pays. On observer une corrélation positive entre empreinte écologique et PIB. Autrement dit, + un pays connait une croissance économique importane, + les hab. ont un comportement polluants. Ce sont donc les habitants américains qui sont les + pollueurs de la planète. Par contre, des pays à IDH identique peuvent avoir des empreintes écologiques différentes c-a-d qu'il faut tenir compte des modes de vies des habitants qui dépendent certes de facteurs sociaux mais aussi de facteurs climatiques.
Cf doc 23p46 :
Les évolutions su prix du baril de pétrôle traduisent les tensions observées au niveau de l'offre comme au niveau de la demande.
Cf doc 25 p 46
Le mode de dévelop. des PDEM conduit au fait que 20% des êtres humains consomment 80% des ressources de la planète. Ce qui signifie que ce modèle de dévelop. ne peut être généralisé aux autres pays car les ressources de la planète sont insuffisantes, ce qui signifie qu'il faut repenser la notion mm de dévelop.
La France est un PDEM qui est entré depuis les années 1980 dans une phase post-industrielle ce qui signifie que la production de services marchands et non marchands est plus importante que la prod. de biens industriels. Par ailleurs, la France utilise des techniques de prod. moins polluantes que durant la croissance fordiste. Toutefois, la prod. de déchets par ménage augmente plus que proprotionnelement par rapport à la pop., ce qui remet en cause notre mode de conso. et de prod.
- B_La poursuite de la croissance en débat
Prob: La croissance et le respect de l'environnement sont-ils conciliables? Si oui sous quelles conditions? Quelles sont les décisions planétaires à prendre d'urgence?
- 1) Décroissance ou développement durable
Développement durable : C'est un type de dévelop. qui cherche à concilier la prod. et la conso. actuelle sans compromettre les capacités de prod. et de conso. des générations futures.
1987 : Rapport Brundtland : permet de définir la notion de dévelop. durable.
1982 : Sommet de la terre de Rio ==> 1ere véritable prise de conscience planétaire des externalités négatives ( ce sont des conséquences négatives de la prod. et de/ou de la conso. qui ne sont pas prises en compte dans le coup de prod. et dans le prix) de notre mode de prod. qui a mis en évidence les divergences entre les intérêts des PED et des PDEM. Toutefois ce sommet a conduit à des accords entre pays pour réduire les GES ( gaz à effet de serre). L'accord le + ambitieux a été signé en 1997, c'est le protocole de KYOTO.
Transition : Cette notion de dévelop. durable conduit à 2 analyses différentes : 1) faut-il limiter la croissance? Il s'agit de la thèse de la décroissance. 2) Faut-il modifier les modes de prod. et de conso. pour les rendre compatibles avec une croissance soutenable?
QU'EST-CE QUE LA DECROISSANCE?
1972: Rapport Meadows : "Halte à la croissance"
Pour les partisans de la thèse de la décroissance, le concept de dévelop. dirable s'inscrit dans une logique réformiste et n'est pas suffisamment radicale. La décroissance est unprocessus qui vise à décroître rapidement la consommation d'énergies fossiles et de matières premières non renouvelable grâce à une réorientation du système productif et grâce à une modification de nos modes de consommation, grâce à une limitation de nos besoins.
Conséquences économiques :
- Ce mode de prod. suppose des investissements massifs qui sont ors de portée des entreprises des PED.
- Ces modes de prod. risquent de limiter les bénéfices financiers de la croissance, il va donc falloir revoir l'intervention de l'état providence.
- Modification radicale du comportement des consommateurs.
Conséquences géopolitiques :
Ce mode de croissance va modifer les rapports entre pays. Les pays producteurs de pétrôle vont perdre de leur pouvoir mais les pays producteurs de matières premières vont faire l'objet de spéculation.
==> La thèse de la décroissance n'est pas viable à moyen come à long terme cependant elle permet de réfléchir sur les modes de prod. et de conso. + respectueux de l'environnement. Ce qui suppose une conception + large du dévelop. et la mise en place d'une croissance soutenable.
Cette nouvelle c onception du dévelop. éconmique permet de faire concilier croissance et environnement mais permet égaleent de tenir copte des dimensions sociales du dévelop. Autrement dit, le dévelop. doit être synonyme de cohésion sociale. Cependant, mettre en place un dévelop. durable ne peut se faire qu'à l'échelle planétaire or certaines décisions sont difficiles à prendre.
- 2) Des décisions planétaires difficiles à prendre
La prise de conscience planétaire passe par plusieurs canaux:
- manifestations collectives (ex:greenpeace)
- Documentaires (une vérité qui dérange, Al Gohr )
- Allocutions de chefs d'états dans des sommets planétaires ( Ex:En 2002, au sommet de la terre de Johannesburg, J.Chirac déclara " La maison brûle et nous regardons ailleurs" )
Obstacles qui nuisent à la mise en place de mesure en faveur de l'enironnement :
- Obstacles politiques : Les mandats éléctoraux s'inscrivent sur le court terme. Prendre des mesures en faveur de l'environnement peut être impopilaire (taxes pour les entreprises polluantes; taxe anti-carbone; limitation de production et de consommation ), ce qui peut avoir des effets négatives sur les chances de réeléction. De +, ce type de mesure doit être planétaire ce qui suppose une entente internationalequi dépasse les intérêts particuliers de chaque pays.
- Obstacles économiques : Mettre en place des techniques de production moins polluantes supposent des investissements couteux, rentables à très long terme. Les entreprises sont dans une logique de rentabilité à court terme, ce qui limite ce type de mesure. Par ailleurs, les PED engagés dans unprocessus d'industrialisation de peuvent pas mettre en place ce type d'investissement car cela risque de freiner leur développement.
- Obstacles sociaux : Les pop. peuvent se montrer hôstiles à certaines mesures. Ex : Gestion des déchets, réduction de la vitesse sur autoroute.
QUELLES MESURES ?
==> Protocole de Kyoto signé en 1997 ( cf doc 20 p 49 )
- Réduction des gaz à effet de serre qui doit aboutir à une baisse de 5.2 % entre 2008 et 2012 pprt au niveau de 1990.
- Mise en place d'un marché des droits à polluer ( chaque entreprise détient un quota maximum de CO2 à émettre chaque année, des tonnes de CO2 non utilisées ou acheter des tonnes de CO2 pour produire d'avantage. Il s'agit d'un marché spéculatif où l'Union Européenne fixe les quotas et ce marché est la mesure qui a le mieux réussie pour limiter les émissions de CO2.
Le protocole entré en vigueur en 2005 est très ambitieux mais suppose d'avoir le + grand nombre de pays signataires. Or 3pays non pas donné leur accord : L'Inde, la Chine, les Etats unis.
==> Mise en place en Frande du "grenelle de l'environnement" : Ce Grenelle prévoit des mesures dans les domaines du transport, de l'habitat, des énergies, de la consommation, du respect de biodiversité, de l'agriculture, de la santé et de la gestion des déchets. Ce Grenelle veut marquer une véritable révolution dans la prise de conscience des effets du réhauffement climatique et des mesures indispensables à prendre d'urgence. Cepdt, cette ambition française devrait donner lieu à des mesures planétaires.
- III_ Investissement et croissance
- A_ L'investissement productif
- 1) Qu'est-ce que l'investissement ?
- a ) Définition
Investissement : Correspond aux dépenses déstinées à accroître les revenus futurs du secteur institutionnel concerné. La comptabilité nationale nomme l'investissement par la Formation Brut de Capital Fixe ( FBCF )
Investsissement Brut : Correspond à l'ensemble des dépenses d'investissement qui comprennent l'amortissement et l'investissement net
Amortissement : Dépenses liées au renouvellement du capital fixe.
Investissement net : Correspond à l'acquisition de biens nouveaux.
Investissement net = Investissement brut - amortissement
- b) L'investissement matériel et immatériel ( doc 3 p 59)
De manière générale et notamment depuis les années 2000, l'investissement immatériel progresse + rapidement que l'investissement matériel. La pub. et la R&D sont les 2 facteurs principaux de progression de l'investissement immatériel. L'investiss. immatériel prend une place croissance dans les dépenses d'investiss., en effet, la croissance des entreprises et résistance à la concurrence passe de + en + pas des actions commerciales de promotion des produits ( par le biais de la pub.). De mm, pour se maintenir sur le marché économique, les entreprises doivent en permanence innover grâce à un personnel mieux formé et aux dépenses en R&D.
- 2) Qui investit et pourquoi ?
- a) Les acteurs
==> S.N.F ( société non financière ), 55% de FBCF total
==> Ménages , environ 25 %. RQ : L'investiss. des ménages concerne uniquement l'achat de biens immobiliers. Il faut distinguer investiss. et placement financier ( achat d'action et d'obligation sur le marché boursier), les placements financiers peuvent servir à financer linvestissement.
==> Administration publique, environ 16%
==> Société financière, environ 3%
==> Institution sans but lucratif au service des ménages, environ 0.5%
- b) Les motivations
Taux d'investissement:
- à l'échelle micro-économique : (FBCF/V.A) x 100
- à l'éhelle macro économique: (FBCF/PIB) x 100
3 types d'investissement :
- investissement de capacité : Il s'agit de l'achat de nouveau moyen de production afin d'augmenter les capacités de production de l'entreprise : effet positif sur l'emploi
- investissement de remplacement : financé l'amortissement, remplacement de matériel devenu obsolète. Effet nul sur l'emploi
- investissement de productivité/ rationalisation : Achat de nouveau moyen de production afin d'économiser du capital au travail ( remplacer les hommes par des machines. effet négatif sur l'emploi.
Distinguer ces 3 types d'investissements permet de mieux comprendre les motivations d'investissements. Cependant dans la réalité, ces 3 investissements se confondent car l'achat de nouveaux moyens de production permet à la fois d'augmenter les capacités de production, de renouveler du matériel devenu obsolète et la productivité du travail.
- B_ Comment prendre la décision d'investir?
Prob: L'investissement est un pari financier, économique et social. En effet, l'investissement est un coût mais l'investisseur ne connaît pas précisement la rentabilité financière de son investissement . Il ne sait pas précisement si les nouveaux produits ou les nouvelles manières de produire vont recontrer un marché
solvable ou s'ils vont correspondre aux besoins de la population. Toutefois investir est une nécessité pour se maintenir face à la concurrence et/ou internationale. Dans ces conditions, quels sont les facteurs qui incitent les entreprises à investir?
- Il faut pouvoir investir
Pour investir, il faut que les profits soient suffisants. Autrement dit, il existe une corrélation positive entre le taux d'investissement et le taux de profit appelé aussi taux de marge.
Taux de marge/ profit = ( E.B.E/V.A ou P.I.B) x 100 ( E.B.E= excédent brut d'exploitation= profit)
Ce taux de profit permet de mesurer les capacités d'autofinancement d'une entreprise. Cependant, pour financer un investissement, une entreprise peut globalement avoir recours au financement externe.
LES DIFFERENTS MODES DE FINANCEMENT DE L'INVESTISSEMENT
Financement de l'investissement :
Interne : Autofinancement ( Epargne/ FBCF) x 100
Externe :
- Indirect (financement intermédié) ==> Crédit bancaire ( sans création monétaire = épargne ; avec création monétaire )
- Direct ( financement désintermédié) ==> Recours au marché financier ( obligation ou action )
- MODES DE FINANCEMENT ; AVANTAGES ; INCONVENIENTS
- Autofinancement; Indépendance, aucun coût financier ; Ne pas consacrer toute l'épargne au financement de l'investissement afin de préserver les ressources disponibles
- Financement externe indirect par crédit ; Pour les PME, c'est le seul moyen de financement externe, c'est un moyen important pour financer un projet ambitieux, et la Banque devient un partenaire dans la décision d'investissement ; Endettement car obligation de remboursement + intérêts
- Financement externe direct obligation ; emprunt qui n'oblige pas à passer par le circuit bancaire ce qui permet d'assurer une indépendance dans le choix des projets; endettement car obligation de rembourser + intérêts
- Financement externe direct action ; possibilité de lever des capitaux importants, pas d'emprunts ; Risque d'O.P.A ( Offre Publique d'Achat )
Synthèse : Les modes de financement vont intervenir dans la décision d'investissementcar lorsque l'entreprise a des possibilités d'autofinancement, ses marges de manoeuvre sont relativement importantes. Par contre, le recours au financement externe étant + couteux, va faire intervenir des élèments de décisions extérieures à l'entreprise.
- 2 ) Il faut vouloir intervenir
- a) La rentabilité de l'investissement
Taux de rentabilité : Permet de mesurer les profits rapportés grâce à un investissement.
Taux de rentabilité : ( E.B.E / stock de capital nouveau(investissement) ) x 100
Pour prendre la décision d'investissement, il faut comparer ce que va rapporter un investissement ( sa rentabilité) et ce que va coûter cet investissement lorsqu'il est financé de manière externe par crédit bancaire ou par émissions d'action. Le coût de l'investissement va être détermniné par le taux d'intérêt réel. -
Taux d'intérêt réel = taux d'intérêt nominal - taux d'inflation
La comparaison entre la rentabilité d'un investissement et son coût mesuré par le taux d'intérêt réel s'appelle : Taux de profibilité = taux de rentabilité - taux d'investissement réel
- Si taux de rentabilité supérieur au taux d'investissement réel ==> Effet de levier +
- Si taux de rentabilité inférieur au taux d'investissement réel ==> Effet de levier -
==> EFFET BOOMERANG
Cette comparaison ente le coup de l'investissement mesurée par le taux d'intérêt réel va représenter un déterminant importan dans la décision d'investissement. C'est donc une condition nécessaire. Il existe des pérodes où des taux d'intérêts faibles vont stimuler l'investissement ( 1981-1984/ 1996-2000). Par contre, pour d'autres périodes, la corrélation est négative. Exemple : période 2001-2003; les taux d'intérêt diminuent, l'investissement aussi; période 2003 -2005, on a une reprise de l'investissement avec des taux faibles, ce qui signifie qu'à nouveau, le taux d'intérêt est devenu une variable importante.
Conclusion : Le taux d'intérêt réel va influencer la décision d'investissement pour raisons :
- Il permet de mesurer la profitabilité d'un investissement (effet de lévier négatif ou positif )
- Il permet de mesurer le coût d'opportunitéd'un investissement c-a-d que le taux d'intérêt va détermner le choix entre investissement et placement: un taux d'intérêt élevé va favoriser les placements financiers tandis qu'un taux d'intérêt réel faible va favoriser l'investissement.
Toutefois, le taux d'investissement est une condition nécessaire à la décision d'investissement mais pas suffisant.
- b) Investir pour répondre à une demande anticipée
Pour l'économiste J..Keynes, le principal déterminant de l'investissement lorsqu'il est stimulé par l'emprunt es la demande. Une baisse des taux d'intérêt peut stimuler l'investissement lorsqu'il est stimulé par l'epruntmais "on ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif" ce qui signifie que pour lui, un chef d'entreprise prend la décision d'investir pour produire d'avantage et réalisé + de profit ce qui suppose qu'il puisse répondre àn une demande fort et durable. Toutefois, l'investissement réagit un peu en retard pprt à l'évolution de la demande : c'est le principe de l'accélérateur.
Transition: La demande anticipée est donc une condition nécessaire à la décision d'investissement mais non suffisante.
- c) Investir en fonction des capacités de production
Cf doc 14 p66
La productionest le résultat de l'activité productive d'une entreprise tandis que les capacités de production dest le potentiel de capital fixe dont dispose une entreprise.
TAUX de capacité de production = ( capital fixe utilisé/ capital fixe disponible) x 100
Cette capacité de production est un autre déterminant de l'investissement car les entreprises n'investissent que si leurs taux d'utilisation des capacités de production ( U.C.P ) est de 100% ou proche de 100%.
En France, en 2006, le taux d'U.C.P des entreprises est d'environ 84% tandis que l'indice d'évolution de l'investissement est d'environ 200 pour une base 100 en 1985 ; entre 2003 et 2003, l'investissement a évolué de 3.7 % par an en moyenne.
On observe une corrélation positive entre l'évolution des taux d'UCP et les taux d'investissement. Cependant, on observe également des périodes où cette corrélation est négative. Ce qui signifie que le taux d'UCP est une condition nécessaire mais non suffisante.
- d)Investir en fonction du coût relatif du travail et du capital
Dans les pays développés, le coût du travail ( salaire + côtisations sociales) a tendance à augmenter car les salaires sont indéxés sur l'inflation et le niveau de côtisations sociales ne cessent d'augmenter. Dans ces conditions, le coup du travail devient relativement + élevé que le coût du capital, ce qui incite les entreprises à investir. Deux types d'investissement sont privilégiés :
- Investissement de rationalisation/ de productivité qui permet de substituer du capital au travail
- investissement de délocalisation
Synthèse :
- Les profits réalisés vont déterminer les capacités d'épargne de l'entreprise et donc les possibilités d'autofinancement de l'investissement.
- Les possibilités d'endettement ( crédit bancaire et/ou accès au marchè financier ) et les possibilités de remboursement vont déterminer la capacité d'endettement de l'entreprise.
- La demande anticipe va déterminer le capital fixe nécessaire pour répondre à ce supplément de demande. C'est le principe de l'accélérateur.
- L'effet de levier positif est un déterminant important dans la décision d'investissement.
- Le niveau de salaire va déterminer le choix de la combinaison productive ( capital et travail) et va donc inciter ou on l'entreprise a investir.
- C_ L'investissement, facteur de croissance
Pb : Comment un investissement agit sur la croissance économique ?
- 1) L'investissement améliore les conditions de l'offre
_ L'investissement matériel permet d'accroître les capacités de production de l'entreprise, permet de renouveler le matériem devenu obsolète et permet d'améliorer la productivité générale de l'entreprise.
_L'investissement immatériel cherche à améliorer l'aspect innovant de la production ainsi que sa qualité, il permet également d'améliorer la qualification des salariés et cherche à influencer l'évolution de la demande grâce aux dépendes de la pub.
L'investissement est indispensable aux entreprises afin de maintenir et de renouveler leur producion et d'être capable d'affronter la concurrence.
- 2 ) L'investissement favorise une croissance de la demande
Directement l'nvestissement va favoriser la demande car il va entraîner une augmentation de la demande de bien d'équipement. En effet, l'investissement fait partie de la demande effective définie par J.M. Keynes.
DEMANDE EFFECTIVE = Conso. finale des ménages + Conso. intermédiaire des entreprises + F.B.C.F + exportations
Indirectement, l'investissement va agir sur la demande de la manière suivante :
L'investissement permet d'améliorer les conditions de la production, ce qui permet de réaliser des économies d'échelle, donc une baisse des coûts unitaires de productionn et une baisse des prix.
L'investissement permet une augmentation de la production, donc une augmentationn des profits, donc une augmentation des salaires
Hausse des salaires + Baisse des prix = hausse du pouvoir d'achat
Cependant, il existe des limites à ces liens entre investissement et croissance :
- L'investissement n'est pas forcement synonyme de profits
- Les investissements de délocalisation peuvent avoir des effets négatifs sur l'emploi et sur la demande d'un pays
- Ce qui conditionne véritablement la demande c'est le pouvoir d'achat des ménages, or unesimple baisse des prix si elle n'est pas accompagné d'une hausse des salaires n'aura pas véritablement d'impact sur la conso.
En période de récession, il faut chercher selon J.M.Keynes à stimuler la demande. L'investissement est une variable importante de la demande effective, or les investisseurs ne prennent la décision d'investir que dans un contexte favorable. Pour sortir de cette situation bloquée, c'est l'état qui doit prendre des décisions d'investissements publics pour relancer la croissance économique. C'est le principe du multiplicateur Keynésien.
La propension à consommer des agents économiques est de 80% tandis que la propension à épargner et de 20%. Dans ce contexte, lorsque l'état investit 100 milliard d'euros par exemple, cela permet d'injecter 500 milliard dans le circuit économique. Ce rapport de 1 à 5 est justifié par le fait que seulement 20% des revenus supplémentaires sont épargnés. Toutefois, ces revenus supplémentaires permettent de relancer l'activité économique, la demande étant un déterminant imparfait dans la décision d'investissement, les investisseurs privés vont relancer leur programme d'investissement.
Cepdt, ce mécanisme du multiplicateur présente des limites :
- Il aggrave le déficit budgétaire de l'état
- Le mécanisme du multiplicateur keynésien fuit, ce qui signifie que si le supplément de revenu est en parti consommé à l'étranger, cela va entraîner un déséquilibre du solde extérieur et les effets positifs sur l'économie nationale seront limités. Autrement dit, le multiplicateur keynésien est une politique économique pertinente en économie fermée mais présente trop de limites en économie ouverte.
Synthèse : La croissance a des effets positifs sur l'investissement, c'est le principe de l'accélérateur. L'investissement a des effets positifs sur la croissance, c'est le principe du multiplicateur.
- IV_ Innovation, croissance et changement social
- A _ Formes et acteurs de l'innovation
- 1) Qu'est-ce que l'innovation ?
RQ : Ne pas confondre invention et innovation.
Invention = Recherche fondamentale (scientifique) + Dépôt de brevet
Innovation = Achat de brevet + production et commercialisation de l'invention
2 types d'innovation :
- Innovation majeure / Innovation de produit = Apparition d'un produit nouveau ; Exemple : Téléphone ; avion ; Internet ; AVANTAGE POUR LES ENTREPRISES : L'entreprise dispose d'un monopole technologique ou d'innovation qui lui assure une rente financière. Cpdt, dans la plupart des cas, ce monopole est temporaire car des entrepreneurs immitateurs vont s'insérer sur le marché.
- Innovation mineure / Innovation de produit = Il s'agit de mesures permettant d'améliorer l'efficacité du processus de production. Ex: traitement informatique des données ; chaîne de montage ac convoyeur... ou bien il s'agit d'améliorer les fonctionnalités d'un produit déjà existant. Ex : Ipod . AVANTAGE POUR LES ENTREPRISES : Ce type d'innovation permet de maîtriser les coûts de production et donc de rechercher une compétitivité prix. Ces innovations permettent d'améliorer la qualité et/ou l'aspect innovant du produit, ce qui permet de rechercher une compétitivité hors prix.
Le conteneur est devenu le modèle mondialement utilisé pour transporter les marchandises. Il permet une manutension rapide et une grande fléxibilité car il s'adapte à tout type de transport. Donc c'est un facteur d'économie sur les frais de transport et d'entreposage des marchandises.
Il s'agit d'une innovation de procedé puisque sa foncton est d'améliorer l'organisation de l'acheminement des produits. Cependant, cette innovation peut également être qualifiée d'innvoation majeure dans la mesure où elle a facilité la mondialisation des échanges et elle a modifié les infrastructures portuaires, routières, féroviairess qui ont du s'adapter à cette innovation.
Le conteneur est donc à la fois une innovation mineure et majeure et on pourrait mm pensé qu'il s'agit de l'origine d'une "grappe d'innovation" dans des secteurs voisins.
- 2) Les acteurs à l'origine de l'innovation.
Il existe une corrélation positive entre la taille des entreprises et leurs capacités à innover. Les grandes entreprises ont les capacités financières de financer les R&D. Cpdt, il s'agit dans la plupart des cas d'innovation de procédé leur permettant de maintenir leur rentabilité financière et d'avoir une avance technologique pprt à leur concurrence. Les PME n'ont pas les mm capacités financières mais doivent favoriser l'audace et l'innovation majeure afin de s'imposer face aux grandes entreprises.
Autrement dit, les grandes entreprises sont les plus innovantes mais sont moins ambitieuses car elles doivent en permanence maintenir leur rentabilité afin de satisfaire leurs actionnaires. Les petites entreprises ont u taux de destruction et de création très élevé en raison du caractère audacieux de leur innovation.
- B_ Progrès technique et croissance
pb : Comment les innovations peuvent-elles être à la fois à l'origine de la destruction et de la création d'activité économique ? Comment ces innovations peuvent-elles être à l'origine de cycles économiques ?
- 1 ) Un exemple d'innovation ....
L'exemple de l'ordinateur permet de comprendre également la notion de "grappe d'innovation", c-a-d qu'une innovation majeure va entraîner ac elle d'autres innovations majeures et mineures ce qui permet de modifier en profondeur la structure économique et sociale.
- 2) ... qui peut être à l'origine des cycles économiques
Cf doc 29 p 73
J.A. Schumpeter a permis de mettre en évidence les liens entre innovation et évolution de la croissance économique. Ses travaux reposent sur l'étude des cycles longs mis en évidence par l'économie russe Kondratiev en 1920, cycle d'une durée moyenne de 50ans. Pour Schumpeter, ces cycles s'expliquent par le processus de "destruction créatrice".
==> Cycle Kondratiev ( pas encore scanner )
L'évolution de la croissance économique depuis le début des années 1990 semble contredire les analyses de Schumpeter. En effet, le rythme de la croissance est cyclique, mais les cycles sont trop s courts pour être Kondratiev. 3 hypothèses pour expliquer ce phénomène :
- Les NTIC qualifiés de 4ème révolution industriel n'ont pas encore permis l'émergence de secteurs moteurs et de nouveaux marchés.
- Les innovations ne sont plus le fait d'entrepreneurs innovateurs mais sont entre les mains de financiers soucieux de leur rentabilité financière. Les innovations ne sont donc + suffisament ambitieuses pour relancer un cycle économique.
- Le rythme actuel des innovations est bcp trop rapide. Le système économique n'a pas le temps d'absorber les chocs provoqués par ces innovations, le cycle de destruction créatrice est devenu + rapide. Les cycles économiques se sont donc racourcis.
Toutefois, l'intérêt de l'analyse de Schumpeter est d'avoir placé le progrès technique au centre des principales explications de la croissance économique.
- 3 ) Progrès technique et croissance endogène
Document g
Croissance endogène = Il s'agit d'une théorie qui tente d'analyser la croissance et d'en expliquer les solutions par les externalités positives générées par le progrès technique.
Romer insiste sur l'accumulation de connaissance et capital technologique grâce à la R&D. Lucas insiste sur l'accumulation de capital humain rendu possible grâce à l'éducation ; et Barro insiste sur les infrastructes publiques grâce à l'intervention de l'état.
Cette théorie de la croissance réhabilite le rôle de l'état. En effet, l'accumulation de capital est rendu possible par le financement direct ou indirect ( ex : Subventions auprès d'entrenprises) de la recherche par l'état. La formation du capital humain nécessite un effort d'éducation de la part de l'état. Les infrastructures publiques dans un pays ont un rôle important dans le développement. Cependant, cette intervention de l'état ne doit pas se susbituer aux initiatives privées.
- C _ Progrès technique et changement social
- 1 ) Les relations entre innovation et urbanisation
L'urbanisation n'aurait pas été possible sans certaines innovations majeures. De même, le changement social influence le rythme d'innovation. Par exemple, le mode de vie urbain crée de nouveaux besoins qui vont susciter des innovations.
Ex : C'est parce qu'il y a certaines innovations telles que les moyens de transports, qu'il y a urbanisation. A l'inverse, c'est parce qu'il y a urbanisation qu'il y a des innovations telles que les fasts food ou les plats surgelés.
- 2 ) Les NTIC modifient les pratiques et les relations sociales
Les relations au sein de la famille se sont modifiés depuis une trentaine d'années : l'autorité ne s'exerce plus de la même manière ; l'autonomie est valorisée ; l'individualisme se caractérise de + en +. Les NTIC n'ont pas provoqués ces phénomènes mais elles les ont accompagnés et même renforcés. Certains usages vont contribuer à l'isolement des membres de la famillle ou au développement de relation en dehors de la famille. La participation à la vie familiale peut donc être vue comme une contrainte par rapport à une intimité de + en + revendiqué. Par ailleurs, internet a également modifié les relations des citoyens ac la politique : une démocratie éléctronique de + en + spontanée ( campagne éléctorale de B. Obama ). Internet est également devenu un moyen de mobilisation collective ( signature de pétition ). Les NTIC modifient les modes de vie et modes de participation politique. Autrement dit, innovation et changement entretiennent des liens étroits.
==> Document i + Document h